Mené de main de maître par Christofer Johnsson, Therion débuta sa carrière dans l'univers Metal par une première ½uvre se situant dans le genre Death Metal, ...Of Darkness.
Il allait cependant bientôt abandonner ce style pour des contrées musicales inexplorées jusqu'alors. Prenant manifestement exemple sur Celtic Frost, Therion commença bientôt en l'occurrence dès son second album Beyond Sanctorum à incorporer des instruments et sonorités d'autres horizons et genres musicaux dans ses productions suivantes, un mouvement qui s'accentua de plus en plus au fil des années. Therion fut l'une des toutes premières formations à incorporer des instruments à cordes, des vocalises féminines ainsi que des claviers au sein de ses pièces, et à assimiler une influence Classique dans son écriture de manière significative. À cette époque (début des années quatre-vingt-dix), ce type de combinaison, associée à certaines sonorités Gothiques, n'était pas encore à la mode comme aujourd'hui, où les projets adoptant cette tendance pullulent littéralement sur la scène Metal européenne.
En conséquence, Therion eut besoin de quelques années afin de se constituer un auditoire appréciable, lui apportant un statut de pionnier reconnu. Son large répertoire d'influences musicales lui permit incidemment de toucher plusieurs publics différents, tels les auditoires Black Metal, Gothique et néo-Classique. Un certain succès commercial commença à se manifester au moment de la sortie de l'opus Theli, surtout en Europe. Les compositions de Therion étaient dès lors plus matures et concises, alliant finesse et simplicité, ce qui rendait le matériel du groupe plus accessible sans toutefois sacrifier sa qualité. L'incorporation d'un véritable orchestre sur Vovin permit à l'opus d'atteindre des sommets de qualité sonore et des textures atmosphériques complexes, un ajout également présent sur les albums suivants, comme l'excellent Deggial.
Albums recommandés : Ho Drakon Ho Megas, Lepaca Kliffoth, Theli, Vovin, Deggial, mais surtout les derniers Lemuria/Sirius B: pur chef d'oeuvre a la fois techniques, mélodiques et puissants !
Voilà encore une bonne occasion de participer à des festivals en ce début de fin d'année, alors que tous les événements de ce genre ont déjà plié bagages avec le mauvais temps se pointant. Le Metallian Festival Tour se veut cette année ancré dans le metal puissant et mélodique, avec à l'affiche Mercury Rain, Trail Of Tears, Tristania et enfin le grand Therion. La salle John Lennon de Limoges (puisque c'est à cette date que j'ai assisté) a donc accueilli les métalleux de la région et autres pour ce bon moment de musique.
Pas encore tout à fait remplie, la salle accueille Mercury Rain alors que les mains continuent à se réchauffer. L'ambiance n'est pas encore top, mais la qualité du son a l'air ce soir au rendez-vous et le show du groupe anglais/français se veut raisonnable. La prestation est de courte durée et il faut avouer que tout le monde n'était pas encore entré lorsque les musiciens ont quitté la scène. C'est alors au tour de Trail Of Tears, avec son dark atmosphérique musclé d'ouvrir la scène quelques minutes plus tard. Etant resté sur une très bonne impression de leur show au Wacken il y a de ça trois ans, j'attendais d'écouter le nouveau Trail Of Tears. Et à part un chanteur prenant la place de la charmante Cathrine, la musique et le charisme du combo norvégien n'a pas bougé d'un poil, dévoilant une capacité certaine à développer sur scène à la fois puissance métallique et orchestrations mélodiques. Les morceaux choisis de A New Dimension Of Might et Profoundemonium ont montré un beau panel de ce que le groupe peut musicalement faire de meilleur. Un bon point pour Ronny au chant extrême et son compagnon de chant clair, qui ont su se montrer charismatiques et motivateurs de foule.
Au tours de Tristania, venu présenter pendant trois quarts d'heure ses plus forts titres de Beyond The Veil et World Of Glass. Quelques nouveaux titres seront exécutés, donnant au public un avant goût plutôt convaincant de la suite. Les nouvelles compositions se veulent en effet du pur Tristania, avec cependant un coté lourd et agressif poussé, soulignant la puissance des refrains. Le public, s'il n'était pas des plus violents ce soir, a su tout de même en partie montrer un intérêt certain pour cette musique orchestrale. Bien sûr j'imagine (sauf si j'ai vraiment des goûts de m**de) que personne n'aura été indifférent au chant et à la gestuelle de la chanteuse charismatique Vibeke Stene. Bref Tristania sait se montrer très expressif sur scène et rester fidèle à la texture musicale présentée dans ses albums.
Après ce bon moment, Therion prend enfin place pour une bonne heure et demie, avec dix-neuf titres de toutes époques. Deux guitaristes dont Johnsson, un bassiste, un batteur, un vocaliste heavy, une chanteuse lyrique en front, et un ch½ur composé de deux hommes et deux femmes emplissent la scène. Pas de place pour un orchestre, personne ne s'y attendait de toute façon. Tout commence avec The Blood Of Kingu, tiré de Sirius B. La qualité du son, ne mettant pas pour une fois l'accent sur les décibels, met en avant l'orchestration et les ch½urs. Les titres joués sont plutôt bien choisis puisqu'ils sont tirés de l'ensemble de la discographie du groupe. On a même été un peu surpris de n'avoir au total que deux titres de Sirius B (The Blood Of Kingu et The Khlysti Evangelist) et deux de Lemuria (Uthark Runa, joué au début de set, et l'excellent Typhoon). Finalement la playlist jouée tout au long de cette tournée suit une certaine progression, puisqu'on a vu les titres les plus récents se jouer en début de concert, tirés du dernier double album, de Secrets Of The Runes (Asgard, Schwartzalbenheim, Ginnungagap) et de Deggial (Seven Secrets Of The Sphinx et The Invicible).
Très bon début de concert, donc, avec un public attentif et réceptif à la grandiloquence artistique de Therion. Trois quart d'heure auront suffit pour nous plonger ensuite dans une atmosphère plus nostalgique et virulente avec un rappel de l'époque Death de Lepaca Kliffoth, après les très symphoniques Wild Hunt et The Invicible. Bien sûr Rise Of Sodom And Gomorrah dévoile toujours autant de magie et de puissance sur scène comme sur disque. La chanteuse en front gère parfaitement son rôle de lead dans la direction des ch½urs. Le mixage avec les samples symphonique est très correct. Johnsson a souhaité pour cette tournée et cette dimension se doter d'un expert en mixage. Pour une des premières fois, le groupe joue la longue ballade de Theli: Siren Of The Woods. Dix minutes de calme et de mélodies. Finalement, après un rappel basé sur des titres de Theli, et face à la motivation du public, le groupe revient avec la reprise Iron Fist de Motörhead. Le chant clair masturbe l'atmosphère avec puissance et frénésie. Reprise assez sympa, avec quelques pogos bienvenus. Bonne soirée, donc.
Juste un point négatif sur l'ensemble de la soirée pour l'ambiance de la salle ou tout du moins du public qui n'a pas réellement estimé nécessaire de bouger son gros derrière pour accompagner la musique qui nous était offerte, exception faite sur quelques titres de Trail Of Tears et de la reprise finale de Therion. C'est dommage surtout lorsqu'un concert se déroule dans une salle aussi sympa et que le son de ce soir a été soigné par l'équipe technique. Coté support aux groupes, il ne faut tout de même pas cracher dans la soupe et admettre que celui-ci a été d'envergure, Christofer Johnsson ayant même déclaré avant de prendre sa retraite que Limoges ne sera pas un oublié des prochaines tournées...
Il fallait bien profiter de quelques minutes pendant le Metallian Festival Tour pour en savoir plus sur Therion et sa discographie maintenant florissante. Un petit tour rapide dans les loges alors que Christofer Johnsson se concentre manifestement sur les prochaines heures de la soirée et hop! Voilà qu'on en sait un peu plus sur le regard du maître sur ses propres ½uvres. Aux lunettes... l'homme est bavard.
Count D : Salut Christofer, peux-tu nous donner tes impressions et sentiments concernant les albums de Therion, avec un regard critique d'aujourd'hui? Tout d'abord Of Darkness (1991).
Christofer Johnsson (basse) : C'est un album qui a été enregistré en six jours. Nous n'avions aucune expérience à l'époque: très peu d'argent et de temps. Et avec le recul ce fut un bon travail compte tenu des circonstances. Tout a été mixé en un jour. Un album très death metal.
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Count D : Beyond Sanctorum (1992).
Christofer Johnsson : Il y a des compositions très puissantes, sur cet album. Nous n'avions pas plus de temps en studio que pour le premier album. Je n'aime pas trop le son de certaines percussions et plus particulièrement les cymbales. Il y avait déjà des claviers sur le premier album, mais ceux de Beyond Sanctorum étaient plus rentre-dedans, un peu dans la veine de Nocturnus. Ce sont ajoutées à cela le chant féminin et quelques chants clairs.
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Count D : Ho Drakon Ho Megas (1993).
Christofer Johnsson : Et bien... La caractéristique majeure de cet enregistrement est le line-up qui le compose. Il se composait essentiellement de nouvelles têtes, à part moi. Cela nous a permis d'expérimenter de nouvelles choses, alors que les anciens membres étaient trop conservateurs. Je pense qu'il s'agit de l'album le plus expérimental de Therion à ce jour. Au death des origines vient se greffer du heavy des années 70, des claviers dans un esprit plus classique. C'était un album à la fois expérimental et très direct, avec des paroles écrites par Thomas Karlsson.
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Count D : Lepaca Kliffoth (1995).
Christofer Johnsson : C'est un album très intéressant parce qu'il marquait très nettement les influences classiques du groupe, avec l'utilisation soprano et d'un basse baryton. Cela m'a donné l'occasion de ne plus chanter dans un registre death metal, mais plutôt hardcore, enfin une autre manière de chanter. Beauty In Black se rapprochait encore de Ho Drakon Ho Megas. Lepaca Kliffoth est aussi le premier album de Therion signé chez Nuclear Blast, ce qui a changé pas mal de choses pour nous. Nous avions enfin un budget permettant d'enregistrer un album proprement, avec aux commandes Harris Johns, qui avait aussi travaillé pour Voivod. Nous avions beaucoup de titres à l'époque, de quoi faire Theli, mais pas assez pour que cela se concrétise. C'est aussi le premier album sur lequel je jouais les soli, puisque avant ça mon niveau n'était pas suffisant. Lepaca Kliffoth est au final un album assez expérimental, aussi, avec des influences classiques plus nettes.
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Count D : Theli (1996).
Christofer Johnsson : Nuclear Blast croyait beaucoup en nous. Mais nous étions plus un gros groupe underground qu'un groupe pouvant espérer une réelle reconnaisance. On avait eu jusque là d'excellentes critiques, mais nous n'avions jamais réellement touché les masses, parce que l'on nous considérait comme un groupe un peu étrange, bizarre. Et lorsque nous avons sorti Theli, j'étais persuadé que cela allait être un flop total parce qu'il s'agissait d'un enregistrement encore plus étrange que les précédents. Nous n'avions pas un gros budget pour faire cet album. J'ai confié à Nuclear Blast que je ne voulais plus faire d'albums simplement basés sur des lignes de guitares, et que je souhaitais donc faire quelque chose de très différent, ou bien ne rien faire.
Ils m'ont alors répondu : « Très bien, allez en studio. Nous avons confiance en vous, vous avez carte blanche. Nous nous occuperons de la facture ». Ils n'avaient aucune idée du budget, cela a dû les surprendre. Mais deux semaines après sa sortie, ils nous ont appelé pour nous dire « Eh! vous venez de vendre 20 000 disques en Europe! ». Nous étions en fait presque un best seller en Europe, dans le milieu metal. Des tournées nous ont été proposées. Une fois annoncées, nous avions atteint 28 000 ventes, et une fois les concerts passés: 40 000. C'est un album qui a donc pour nous changé beaucoup de choses, principalement sur notre façon de composer la musique. Puis nous avions notre propre budget. Cela nous a permis de renégocier certains termes du contrat.
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Count D : A'Arab Zaraq Lucid Dreaming (1997).
Christofer Johnsson : A'Arab Zaraq Lucid Dreaming était simplement un album inaugurant les dix ans du groupe, après la création de sa première forme: Blitzkrieg. Cela ressemblait plus à une bande originale de film. In Remembrance devait être un single, mais nous avions déjà eu l'expérience avec Siren Of The Woods en 1996, et cela ne s'avérait pas être un bon support de communication pour Therion. Black Fairy était tiré d'une session live de Theli, et Fly To The Rainbow, une reprise de Scorpion de 1973. Ce devait donc être cela, le single du dixième anniversaire. Mais nous avons décidé d'ajouter plus de reprises, pour donner plus de consistance à cette nouvelle réalisation...
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Count D : Vovin (1998).
Christofer Johnsson : Cela a été une réelle opportunité pour nous de renégocier le contrat. Nous souhaitions un studio à la hauteur et un producteur connu pour Theli. Nous avons pu travailler avec un réel orchestre pour la première fois. C'était un album très enrichissant, même si nous avons eu pas mal de problèmes avec le line-up. Le batteur s'attendait comme moi pour Theli à un flop et ne voulait donc plus travailler avec nous. Nous avons commencé à composer l'album sans batteur dans un premier temps et à faire des tournées avec un musicien de session. Le guitariste et le bassiste ont eu de leur coté de gros problèmes d'alcool. Nous commencions à avoir un nom et donc à espérer beaucoup de Therion. Impossible donc de se permettre d'arriver sur scène et de jouer comme des merdes complètement bourrées.
J'ai donc pris les choses en main en assurant au groupe un line-up de qualité, qui se devait de ne pas avoir seulement une attitude « rock 'n' roll », mais plus musicale et pure. Personne ne pouvait imaginer ce que donnerait Theli, parce qu'il n'y avait pas de pré-production, et certains ont pété les plombs comme le bassiste, insultant l'opéra metal que nous étions devenus. Les autres non plus n'y croyaient pas. C'est aussi pour cela que le lin- up a été épuré, donnant à chacun la liberté de choisir une voie qui leur correspondait plus. Vovin est actuellement l'album qui enregistre le plus de ventes. Rien ne le laissait pourtant présager, puisque j'ai rencontré les musiciens de session au moment d'entrer en studio.
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Count D : Crowning Of Atlantis (1999).
Christofer Johnsson : Il devait s'agir à la base d'un mini CD, proposant une reprise et une nouvelle version de Clavicula Nox. Quelque chose manquait à ce titre c'est pour cela que je voulais en faire une nouvelle version. D'autres titres sont pris de la session de Vovin, comme Mark Of Cain. Je n'étais pas réellement satisfait de ce titre, mais le label a semblé intéressé à faire de Crowning Of Atlantis une production se rapprochant d'un véritable album de longue durée. Nous avons donc inclus trois titres live. Je regrette un peu cette décision, parce que cela nous a un peu confondu devant notre public. Un mini CD aurait été mieux interprété comme une édition spéciale, une sorte d'intermède. Mais sous cette forme, ça n'a pas très bien marché sur le marché américain, il a été promu comme un album réel, ce qu'il n'était pas.
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Count D : Deggial (2000).
Christofer Johnsson : Deggial a été enregistré avec le line-up que nous avons aujourd'hui, le batteur en moins. Je dirais que Deggial est un album solo. Nous l'avons interprété tel un groupe, mais la composition me revient entièrement. Vovin a permis de faire connaître Therion un peu partout en Europe, parce qu'il était déjà plus accessible que Theli. Deggial est un enregistrement plus « difficile », introverti, moins métal, plus personnel, à l'inverse de Vovin. Mais c'est quelque chose que je referais si je pouvais. Je ne m'arrête pas au simple succès commercial d'un groupe. J'ai écrit les musiques comme je le sentais.
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Count D : Secrets Of The Runes (2001).
Christofer Johnsson : Il s'agit-là d'un album complet en ce qui concerne le line-up. Il y a vraiment un jeu de groupe, sur cet album, cela se sent. Mais c'est un album qui n'aurait finalement pas dû voir le jour, enfin, pas sous sa forme originelle. J'avais commencé à composer pas mal de titres et un matin en me levant je me suis dis que ce n'était pas ce que je souhaitais faire en fait. Il s'agissait de compositions plutôt simples, mais ce matin-là je voulais réellement faire un concept album nordique. Quelqu'un m'aurait demandé deux ans auparavant si un jour je ferais un album avec des paroles en suédois et un concept nordique, j'aurais très certainement dit non. Pas dans Therion. Je n'aurais pas voulu non plus d'un concept album. Et là je suis parti sur des influences de musique nordique folklorique. Cela a été un travail très surprenant.
Secrets Of The Runes est moins accessible que les précédentes réalisations. Il n'y a aucun vocaux rock ou metal, seulement des ch½urs d'opéra. Il n'a pas de constance non plus, on y trouve des types de mélodies, de rythmiques et de paroles très différentes en même temps. Pour beaucoup de fans, qui avaient apprécié la simplicité et le coté direct de Theli et Vovin ont trouvé ici quelques limites, quelques difficultés, comme s'il était arrivé quelque chose à nos compositions. Les tempos variés, cette idée de mythe et de concept album a pu perturber. Cela a un peu affecté les ventes, mais les vrais fans ont finalement accroché à ce nouveau travail. Encore une fois, si c'était à refaire, je le referais, c'est exactement ce que nous devions faire musicalement.
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Count D : Live In Midgard (2002).
Christofer Johnsson : L'enregistrement vient de trois shows différents. On entend parfois le public colombien, public très impressionnant, hongrois, et allemand (à Hambourg). Nous voulions montrer ce qu'était réellement Therion en live, que ce soit devant un public restreint ou devant quelques milliers de personnes. Cela sonne différent bien sûr, mais c'est ce qui fait la richesse de cet album. Nous n'avons pas beaucoup retouché les titres, pas autant que dans un album live normal, il y a quelques fautes ici et là, mais cela donne une sensation plus naturelle. On ne voulait pas tromper le public avec des retouches.
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Count D : Lemuria & Sirius B (2004).
Christofer Johnsson : Après Deggial et Secrets Of The Runes je n'ai pas arrêté d'écrire de nouvelles compositions. Et même pendant que nous nous préoccupions de l'album live, je continuais à composer. Malheureusement le batteur a décidé de ne plus continuer l'aventure et nous avons donc dû prendre quelqu'un d'autre. Nous sommes restés très amis. Il continuait à travailler en tant qu'ingénieur et nous a donc aidé pour les dernières réalisations. Nous avons été très productifs, nous avions cinquante cinq compositions, beaucoup d'idées, donc. Il a donc fallu choisir, parmi les meilleures et les plus adaptées. Certains titres étaient bon mais ressemblaient plus à ce que nous avions déjà proposé par le passé. Nous avions largement de quoi produire un troisième album. Une option était d'en produire trois mais cela nous aurait nécessité neuf mois de studio. Une autre était de les produire dans le temps, au fur et à mesure, entre plusieurs tournées. Cela n'aurait été facile non plus. Nous avons opté pour la sortie d'un double album, promu comme un seul. Nous irons donc de toute façon en studio pour enregistrer un nouvel album, le troisième, une fois que nous aurions tourné.
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Count D : Quelle sera la direction musicale du nouvel album?
Christofer Johnsson : Bien plus progressive! Nous avions beaucoup de titres et nous avons dû les classer de manière cohérente. Il ne faut pas tout mélanger. L'un est donc plus progressif. L'autre était plus direct, heavy, rentre dedans. Il s'agit de Sirius B. Lemuria rassemble les autres titres, qui est plus diverse, quelques vocaux death, rock symphonique, mellotron, influences de la part de Jimmy Hendrix, mélodies particulières...
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Count D : En ce qui concerne les performances live de Therion, aimes-tu la dimension sonore que vous adoptez?
Christofer Johnsson : Il s'agit en effet de quelque chose de très différent des albums. C'est plus metal, surtout au niveau des vocaux. La diversité est aussi plus mise en relief. Les solos sont plus dynamiques, placés en front. C'est un peu plus rock 'n' roll! Mais nous restons très concentrés sur scène. Etre en face d'un public très metal fait ressortir le coté metal et cru qui est en nous. C'est plus facile pour faire ressortir les atmosphères. Et puis la façon de jouer dépend aussi du public, qui de manière inconsciente par ses réactions oriente notre jeu de scène et la manière de l'interpréter.
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Count D : A propos du DVD de Therion... Peux-tu nous en dire plus?
Christofer Johnsson : J'espère que nous pourrons mettre sur ce DVD tout ce qu'il est possible d'y mettre pour montrer ce que nous sommes et pour ne décevoir personne. Beaucoup de groupes s'empressent d'en faire, et deux ans après s'exclament: « Oh, mais nous avons davantage de choses à vous montrer! ». Et ils en sortent un nouveau. Leur DVD n'ont qu'un sens lucratif, finalement. J'espère que nous aurons des samples de chaque pays. A part l'Angleterre, qui est un pays particulier. Mais Paris, par exemple, c'est à chaque fois un très grand plaisir de jouer. Tout comme Mexico, où nous avons énormément de succès. Nous y avons joué deux fois de suite.
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Count D : Un petit mot pour finir?
Christofer Johnsson : La France est une très bonne surprise sur cette tournée. Nous y faisons d'habitude deux ou trois dates. Nous en faisons sept, cette année, et malgré mes craintes, tout est complet, et cela fait vraiment plaisir! Je crois que l'on a gagné un nouveau public en France, et c'est pour cela que nous reviendrons souvent!
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(interview réalisée le 13 novembre 2004 par Count D)
Christofer Johnsson (chant)
Kristian Niemann (guitare)
Johan Niemann (basse)
Petter Karlsson (batterie)
Peter Hansson - Guitare - 1987-1993
Oskar Forss - batterie - 1987-1993
Erik Gustafsson - Basse - 1987-1992
Piotr Wawrzeniuk - batterie/chant 1992-1996 (invité à chanter sur Sirius B/Lemuria)
Magnus Barthelsson - Guitare - 1993-1994
Andreas Wahl - Basse - 1993-1994
Fredrik Isaksson - Basse - 1994
Lars Rosenberg - Basse - 1994-1996
Jonas Mellberg - Guitare - 1995-1996
Sami Karppinen - batterie - 1998-2001
Richard Evensand - batterie - 2001-2004
Paroxysmal Holocaust (1989)
Beyond The Darkest Veils Of Inner Wickedness (1989)
Time Shall Tell (demo, 1990)
Of Darkness... (1991)
Beyond Sanctorum (1991)
Ho Drakon Ho Megas (1993)
Beauty in Black (1995)
Lepaca Kliffoth (1995)
Siren of the Woods (1996)
Theli (1996)
A'arab Zaraq - Lucid Dreaming (1997)
Eye of Shiva (1998)
Vovin (1998)
Crowning of Atlantis (1999)
Deggial (1999)
Secret of the Runes (2001)
Bells of Doom (2001)
Live in Midgård (2002)
Lemuria (2004)
Sirius B (2004)
Atlantis Lucid Dreaming (2005) compilation des albums A'arab Zaraq - Lucid Dreaming et Crowning of Atlantis
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Site officiel de Therion
http://www.megatherion.com/
Clip disponible sur : Youtube
-Sur le Myspace de Therion
-The Rise of Sodom and Gomorrah (Live)
-Summernight City
-The Beauty in Black
-To mega Therion
-Birth of Venus Illegitima (Live)
-Son of the Sun (Live)
-The Invincible
-A Black Rose
-Ship of Luna
-Wine of Aluqah (Live)
Musique disponible sur : Radioblog
